Dilelui et Paribulle : remédier à un coup de foudre manqué

Par Youri, le vendredi 05 octobre 2007 à 07:11

En marge des sites de rencontre traditionnels, des sites vous proposent une seconde chance en cas de “coup de foudre manqué”. A qui cela n’est-il pas arrivé pendant quelques secondes d’avoir la sensation du coup de foudre en croisant le regard d’un(e) bel(le) inconnu(e)? Et quel n’a pas été notre regret dans la minute qui a suivie en se disant qu’on était peut-être passé à côté du grand amour…


Sauver les coups de foudre perdus :

Le principe de ces sites est donc simple : vous avez “flashé” sur une personne dans les transports ou les lieux publics et vous souhaitez la retrouver. La première limite d’un tel système est que le coup de foudre doit être partagé.
Cela paraît évident, mais vu le nombre de mecs qui flashent sur la première jolie fille dans le métro, il convient de rappeler que l’attirance doit être réciproque.

La deuxième limite est bien sûr le fait que les deux personnes doivent avoir la même démarche… Car on peut être attiré par une personne, avoir plu à cette personne, posté un message sur ce type de site de rencontre et ne jamais retrouver la personne tout simplement parce qu’elle ne fréquente pas ce site…

Il existe principalement trois sites de rencontre qui proposent ce type de service : Dilelui, Terevoir et Paribulle. Les deux premiers prennent en compte les transports et lieux publics, le deuxième se concentre sur le métro et RER parisien. Il y a également le site retrouve-moi.fr, mais le positionnement est un peu différent et sera traité dans un prochain article.

Dilelui :

Ce site a bénéficié d’une grande couverture médiatique (Journal de France 2, nombreux magazines,..) lors de sa sortie en septembre 2006. Dilelui avait été préalablement testé dès février 2006 sur Rennes. Ce site serait né de l’expérience personnelle de son dirigeant qui aurait pendant des semaines croisé une femme dans le bus sans oser l’aborder.

Un langage a même été crée pour l’occasion avec les fameux Smos, inutile de me demander à quoi cela correspond, je n’ai pas trouvé. En gros, ce sont les annonces que les membres déposent pour retrouver quelqu’un. Ils auraient pu appeler ça annonce mais ça ne devait pas être suffisamment branché, d’ailleurs on prononce “smosse”
Le site compterait aujourd’hui 100 000 abonnés et serait sur le point de sortir une deuxième version de son site le 15 octobre ainsi qu’un autre logo (c’est sûr que leur logo…)

Au niveau des prix, attention tenez-vous bien! Certes, le fait de déposer une annonce, euh oui pardon un Smos est gratuit. Mais si vous voulez qu’il soit vu c’est autre chose! Cela peut monter jusqu’à 9,90€ pour trois jours en visibilité maximale. Le tout sans aucune garantie que votre annonce ne soit lue bien sûr. Autant dire que votre banquier n’appréciera pas trop que vous flashiez constamment sur des inconnu(e)s…

Autre chose étonnante sur Dilelui, la description de votre profil. Car le but n’est pas ici de rencontrer quelqu’un mais plutôt de retrouver une personne avec laquelle l’alchimie a déjà opéré. Or, Dilelui, vous pose les questions suivantes :

pouvez-vous me dire en quoi ma couleur ou ma boisson préférée sont importantes lorsque je tente de retrouver la femme pour laquelle j’ai craqué dans le métro?

Terevoir.fr :

Ce site est lui aussi dans l’esprit de Dilelui. Après quelques tests, il semble gratuit, même si un code Allopass (et oui, on en est encore là…) peut être demandé pour certaines options.
Terevoir.fr présente donc l’avantage d’être gratuit par rapport à Dilelui mais son interface, les nombreuses pubs pour Meetic et ce code Allopass incitent à la méfiance pour ce site dont le nombre de membres est invérifiable.

Paribulle :

Paribulle s’est lancé peu de temps après Dilelui. Contrairement à Dilelui, Paribulle ne s’intéresse qu’à l’agglomération parisienne et plus particulièrement aux transports parisiens. Au niveau du fonctionnement, Paribulle est très semblable à Dilelui. Vous choisissez une ligne de métro, un parcours, un horaire et vous déposez votre annonce. Vous remarquerez qu’on dit bien une annonce ici et non pas un mosse ou cosse ou c’était quoi déjà?

Seul problème sur Paribulle, il semble qu’il n’y ait pas de modération, c’est donc la porte ouverte aux “petits plaisantins”…

En revanche, le pendant du manque de modération est la gratuité, ce qui est très appréciable. En effet, Paribulle est entièrement gratuit!
Voilà pour ce petit tour d’horizon des sites destinés à donner une deuxième chance aux coups de foudre manqués… dont la principale limite est bien sûr la nécessité que les deux soient inscrits sur le même site.

6 Commentaires

Bonjour Youri,

Présentation rapide: je suis le fondateur de dilelui et j’ai donc lu avec attention votre article sur cette nouvelle tendance (de fond) pour retrouver une personne qui nous plaît et vos commentaires sur les différents concurrents.

Je passe sur votre avis sur notre logo (c’est une affaire de goût personnel ;-) j’espère que le prochain vous plaira plus (vous devez l’avoir si vous avez reçu notre dossier de presse - si ce n’est pas le cas je vous l’enverrai avec plaisir).

Je réponds rapidement à vos deux interrogations:
- la définition d’un SmOS: c’est un message sous forme de SOS, car très souvent lorsqu’une personne a fait vibrer votre coeur, vous êtes en situation d’”urgence” pour tenter de la retrouver. Le terme d’avis de recherche nous semblait un peu trop pradélien ;-) et le terme d’annonce pas assez précis.
- le pourquoi du profil qui s’apparente plus à un questionnaire de Proust. C’est une façon pour nous de donner la possibilité aux personnes déposant un SmOS d’en dire un peu plus sur soi et de se présenter de façon ludique. Nos inscrits en apprécient la lecture comme celle des SmOS. Voilà pour son utilité.

Ensuite vous vous étonnez sur nos conditions tarifaires. Je ne reviens pas sur le détail, votre capture est explicite et ces tarifs sont naturellement consultables dans nos conditions générales d’utilisation.

Je rappelle que l’utilisation du service dilelui est gratuite dans l’intégralité de son process et si vous le souhaitez vous avez la possibilité d’augmenter sa visibilité en le faisant paraitre à des endroits clés sur notre site, option (donc non obligatoire, c’est une option) qui elle est payante (ouhhh le vilain mot).

Bon visiblement ça ne vous plaît pas. Et c’est là que je m’interroge Youri. D’un côté vous louez la gratuité de certains sites et de l’autre vous vous plaignez de la publicité sur d’autres tout en affirmant qu’un business model basé sur la gratuité n’est pas viable. (un article précédent)
Euh?? Comment on fait Youri?
C’est génial la gratuité mais à moins d’être une place de marché avec plusieurs millions de pages vues par mois, ça ne tient pas la route et même avec plusieurs millions de pages vues ça ne tient toujours pas la route. Je suis sûr que vous avez appris çà en école de commerce ;-) surtout pour des consultants en web business.
Quelques questions au hasard? Comment je fais pour payer les serveurs, pour payer mes employés (créa et dev), pour payer les charges (vous savez des trucs comme l’URSSAF), pour payer les locaux, pour payer le matériel, pour payer les personnes qui modèrent les éléments déposés (seule garantie d’un service de qualité, pour payer les personnes en charge du service client, pour payer nos prestataires? Eux aussi trouvent la gratuité géniale mais par contre ils ont très envie d’avoir un salaire à la fin du mois pour le travail (formidable) accompli.

Et là je me dis sur quelle planète habite Youri? ;-) Youri vit-il d’amour et d’eau fraîche, Youri fait-il du web consulting for free?

Ne prenez pas mal mon ton un peu sarcastique :-) mais si vous avez une idée sur quel business model adopté, je suis à votre écoute.

Bravo en tout cas pour votre initiative, j’agrège maintenant sur mon netvibes en plus de personalwatch (US) la version française (so frenchy ;-)) datingwatch.
Essayez tout de même d’aller un peu plus en profondeur lorsque vous faites des “analyses” concurrentielles, vous verrez qu’il y a beaucoup plus de différences entre les différents sites que vous “jugez” et vous y gagnerez en crédibilité.

J’espère que nous aurons l’occasion de nous rencontrer pour prolonger cette discussion et je vous engage à revenir nous voir le 15 octobre, nous vous réservons pleins de surprises dans la version 2.0 de dilelui.

A bientôt

Jérôme

Jérôme Boudot, le octobre 6, 2007

Bonjour Monsieur Boudot,

Tout d’abord merci d’avoir pris le temps de répondre à cet article, cela fait plaisir d’avoir sur DatingWatch les dirigeants des sites que nous abordons.

Pour le Smos, si cela vous amuse, c’est le principal, j’espère que cela n’a pas nécessité un conseil d’administration de 20 personnes à 300€ de l’heure, car comme vous dites, il faut les payer. Mais après tout, pourquoi ne pas inventer une nouvelle terminologie, il paraît que cela structure le branding.

Pour le profil, vous me permettrez de rester sceptique car je ne vois pas trop en quoi la fleur que j’aime va me permettre de rentrer plus facilement en contact avec mon coup de foudre manqué. Mais bon, si vous dites que cela plaît aux utilisateurs alors…

Quand au prix, et je pense que c’est là le véritable sujet important : comme vous l’avez vu DatingWatch n’est pas un adepte de la gratuité.

Nous pensons en effet qu’une barrière à l’entrée est nécessaire pour n’avoir sur un site que des personnes sérieuses et motivées, même si la seule barrière du prix ne suffit pas, elle permet de faire un premier tri.

C’est pourquoi nous n’avons rien contre un modèle payant dès lors que la qualité de service (relation client, transparence de l’offre, modération,…) est au rendez-vous.

Néanmoins, il nous faut reconnaitre la différence entre un site de rencontre “classique” et dilelui. Sur un site de rencontre, vous payez pour avoir accès à une base de membres, prendre contact avec eux et avoir un minimum de possibilités de tri et de “matching”. Ainsi, vous payez pour pouvoir rencontrer quelqu’un et votre satisfaction dépend essentiellement de vous : photo, annonce, savoir-faire,…

Or, sur Dilelui, vous payez pour retrouver quelqu’un, comme vous dites on est un peu dans un modèle pradelien orienté coup de foudre ou tout du moins “coup de charme”.

Ainsi, vous n’avez contre-partie à votre paiement que si la personne est elle aussi sur le site. La satisfaction de votre achat dépend donc uniquement d’éléments externes. Et vous n’avez aucun moyen de savoir si la personne est abonné au site ou si elle a lue votre annonce, euh oui smos.

C’est là où vous comprendrez monsieur Boudot que la question du paiement est quelque peu différente sur Dilelui que sur un site de rencontre classique.

Pour résumer, sur un site de rencontre “classique”, vous payez pour rencontrer une personne, et cela dépend essentiellement de vous. Sur Dilelui, vous payez pour retrouver une personne et cela dépend essentiellement de la présence de l’autre personne sur le site.

Aussi, alors que le taux de satisfaction sur un site de rencontre est déjà relativement faible, il est quasi-inexistant sur Dilelui…

Youri, le octobre 6, 2007

Je ne connaissais pas ce concept de “retrouver le coup de foudre”…

Je trouve ça sympathique mais au combien aléatoire comme le dis si bien Youri…

D’une part, du fait que le système est quasiment inconnu de la majorité du public (moi je traine beaucoup sur le net et j’en avais jamais entendu parlé… alors les personnes qui y vont jamais…), mais si en plus il est nécessaire de payer pour éventuellement… dans la mesure du possible… sur un coup de bol… la demoiselle connait aussi ce site et le consulte régulièrement…

Car outre le fait que c’est un peu du “coup de bol-coup de bol” (pour reprendre l’expression gagnant-gagnant), il faut aussi que les interessés consultent régulièrement le site (parce que passé quelques jours on se souvient plus de grand chose…).

Par contre je serais vraiment interessé de connaitre le taux de réussite de ces annonces…

Tom@, le octobre 8, 2007

bof ce site ne set malheureeusement à pas grand chose!! Pourquoi ? Parce que tout simplement, que quand un garçon tombe amoureux d’une fille par un coup d efoudre il faut que ce soit reciproque sinon ça sert à rien !!

cyril, le décembre 19, 2007

L’idée est sympa, mais je crois que le plus simple est d’avoir le courage de s’adresser directement a l’interessée !
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Comme d’habitude dans notre société, on contourne le problème : peur de parler de parler a l’autre, Au lieu de faire un travail sur soi et de se sentir bien en toutes situations, on préfère subir nos émotions et bricoler une “retrouvaille” en cachette depuis son home sweet home ….

versus, le février 8, 2008

Il y a aussi le site http://www.kimavu.com qui lui est gratuit à 100% mais qui en contre partie a de la pub sur ses pages… Le plus de http://www.kimavu.com c’est son application sur facebook qui permet d’avoir son annonce visible à partir de facebook. Ca multiplie sérieusement les chances d’être retrouvé.

Denis, le août 29, 2008
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