PlentyOfFish : Gratuit, Simple, Rapide… Basique
Un profil pas comme les autres
Markus Frind et son amie
La belle histoire de PlentyOfFish (version officielle) est que la réussite de Markus Frind est un hasard : il travaillait dans des startups de Vancouver et ne connaissait pas les nouvelles technologies de développement Web et a voulu se mettre au langage ASP de Microsoft. Pour s’entraîner il commence alors à développer un site de rencontre, car cela regroupe pour lui toutes les fonctions qu’il veut expérimenter : des fiches profils, identification par mot de passe, messagerie, etc… On est en Février 2003 quand il met en ligne la première mouture du site qui se développe doucement pour devenir un portail gratuit autour de la rencontre, devenant le numéro un canadien. L’histoire est belle. Mais pas tout à fait due au hasard.
Markus Frind n’est pas n’importe qui. Tout d’abord c’est un mathématicien. Il a développé une méthode il y a quelques années pour calculer les nombres premiers sur un simple ordinateur de bureau plus rapidement qu’avec un supercalculateur et a réussi un record dans la plus grande progression arithmetique de nombres premiers. On voit ici une des constantes de Markus Frind : obtenir de grands résultats avec une économie de moyens. Toute l’architecture de PlentyOfFish repose sur ce constat : pour avoir une forte audience, il faut que le site soit gratuit, rapide, fonctionnel. Pour qu’il soit gratuit, il faut qu’il coute le minimum, et donc que l’infrastructure soit optimisée au maximum. C’est la base du Low-Cost appliqué à l’Internet. C’est donc ici que repose la clef de voute du système de PlentyOfFish.
Le Résultat
PlentyOfFish n’est pas un site de rencontre comme nous le concevons chez DatingWatch. Nous avons plus une vision des sites de rencontre comme un réél service plutôt que comme un “site” classique. Markus Frind ne peut se permettre de sélectionner à l’entrée. Il gère une communauté qui essaie de s’autoréguler naturellement : il se contente d’être un outil de mise en relation, sans apporter de réelle valeur ajoutée à cette mise en relation.
Son modèle toutefois marche et est assez intéressant car il a compris que le point principal à sauvegarder et améliorer en permanence était l’usabilité de son site. Cela permettrait au gens de venir et revenir, et de générer des revenus. Pas de fioriture, interface simplissime, rapide. La confiance entre les membres vient des interactions entre membres, pas d’algorithme complexe pour gérer cela. Voilà à quoi ça ressemble :
Oui cela peut faire amateur. Et d’une certaine manière ça l’est. En même temps tout est optimisé pour aller vite et trouver l’information simplement. Et aussi il faut que ça reste simple pour notre cher Markus : il ne travaille que deux heures par jour, et je pense qu’il veut que cela reste ainsi.
Pour Conclure
Le secret de PlentyOfFish est de faire du low cost, avec les techniques du Low Cost. Toutefois des rumeurs courrent sur sa volonté de recruter et de faire payer certains services… Saura-t-il s’adapter ? On va suivre tout ça.



C’est l’une des plus belles histoires du web, et en même temps je crois le rêve de n’importe quelle personne de connaître le type de réussite que connait Markus Frind, le patron de PlentyOfFish… Imaginez la taille de cette entreprise : 45 millions de visiteurs uniques par mois, n°1 canadien de la rencontre, pour un employé (enfin, juste le patron en somme), dix serveurs, deux heures de travail par jours… et 100 000 dollars d’Adsense par jours. Chez DatingWatch, on pense que gratuit ne fait pas bon ménage avec rencontre en ligne. Mais il nous fallait parler de PlentyOfFish. Présentation.


