L’amour vu par la neurobiologie
L’amour : mécanisme utile à la survie de l’espèce
Selon Lucy Vincent, docteur en neurosciences et chercheuse au CNRS, le sentiment amoureux a pour but d’assurer la reproduction de l’espèce. Ainsi, l’alchimie cérébrale permet aux deux membres d’un couple de faire abstraction des défauts de l’autre et de rester unis, union qui permettra à l’enfant de se développer.
L’attirance génétique :
Les scientifiques pensent qu’il existe des facteurs de complémentarité susceptibles de déclencher une attirance inconsciente entre deux personnes. Le rôle des odeurs a ainsi été plusieurs fois démontré.
Des informations génétiques concernant le système immunitaire pourraient ainsi être transmises. Il semble que l’on soit naturellement attiré vers une personne ayant un système immunitaire différent du sien, ce pour permettre à l’enfant de diposer d’une vaste gamme de défenses immunitaires.
Hommes et femmes : des comportements différents
Le comportement des hommes et des femmes peut en partie s’expliquer par leurs particularités biologiques. L’homme qui produit des millions de spermatozoïdes chaque jour aura tendance à chercher la fertilité chez une femme. Fertilité qui peut se caractériser par certaines caractéristiques physiques : cheveux épais, peau très lisse, yeux brillants, lèvres pulpeuses,…
A l’inverse, une femme, ne produisant qu’un ovule par mois et ayant en charge la grossesse fera en sorte de choisir le géniteur présentant le maximum de garanties, aussi bien physiques que matérielles.
L’amour : une durée limitée?
Selon Lucy Vincent, le sentiment amoureux modifie l’activité cérébrale et libère certaines substances créant ainsi une addiction. Seulement, ce “déreglement” neurobiologique est limité, sa durée est d’environ 3 ans. Peu à peu les zones du cerveau se désensibilisent pour revenir à un état “normal” et ne sont plus soumises à l’excitation de la période amoureuse.
Commence alors une nouvelle phase de la relation. Soit le couple prend pleinement conscience des défauts de l’autre et décide de mettre fin à la relation. Soit le couple entre dans une phase plus raisonnée et plus sage, propice à une longue vie de couple. Car même si l’endomorphine créant la dépendance entre les personnes n’opère plus au bout d’un certain temps, reste l’ocytocine. Et oui, pour les neurobiologistes, l’amour se résume à quelques molécules…
L’ocytocine provoque une sensation de bien-être et peut se libérer lors de l’acte amoureux, de caresses ou simplement lors d’un bon dîner en tête à tête.
En résumé, selon les scientifiques, une fois l’excitation du début passée, il est nécessaire de jouer sur des plans plus rationnels permettant de libérer d’autres substances appréciables.
Cependant, malgré tous les progrès scientifiques en la matière, nul doute que la culture latine restera encore longtemps attachée à la dimension romantique et magique de l’amour…
Source : Psychologies.com



Notre culture latine véhicule une certaine idée de l’amour teintée de romantisme. Les contes nous indiquent qu’ils “vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants”. Or, selon la neurobiologie, l’amour pourrait se résumer à des processus cérébraux analysables chimiquement…


