Smartdate : interview de Fabrice Le Parc
Bonjour, pourriez-vous nous présenter votre parcours ?
A la sortie de HEC (1999), tout aspirant entrepreneur que j’étais, j’ai été naturellement happé par le web. J’ai fait mes armes dans une startup revendue en 2000, Nameplanet, puis chez Lycos. Après un crochet pour rigoler en TV réalité en France et aux US, j’ai réfléchi au type de boite que je voulais monter. Le dating online me semblait la meilleure équation entre un produit qui pouvait faire évoluer la façon dont les gens intéragissaient et un business model clair et pérenne. J’ai croisé le chemin de be2 qui se lançait, et dont j’ai vite développé le business. Arrivé à 30 ans je me suis dit qu’il était temps pour moi de développer mon propre projet, en me focalisant sur un modèle plus viral pour casser la spirale infernale des dépenses marketing dans notre secteur, et sur un produit plus pertinent à l’heure de Facebook.
Pourriez-vous nous présenter Smardate et ses spécificités ?
La première tient à l’interfaçage avec Facebook : import et paramétrage de profil, recherche parmi les amis de vos amis.. La deuxième est que nous voulons appliquer le matching collaboratif à la rencontre en ligne. C’est ce qu’utilse Amazon pour vous proposer des bouquins, Apple de la musique, Linkedin ou Facebook des contacts.. Enfin, nous croyons dans un modèle de paiement plus flexible et sur un univers de monétisation qui va au-delà de la lecture d’un message reçu, avec notammment les cadeaux virtuels.
Comment vous situez-vous par rapport à des services comme Zoosk ?
Smartdate va aller plus loin que Zoosk dans le matching et sa relation avec Facebook. Le matching est un des éléments qui va faire qu’un utilisateur paie, c’est ce qui a fait le succès de eHarmony et de ses clones européens. Les gens se draguent maintenant sur Facebook – il faut aller plus loin, pour les capter à nouveau, qu’une Fan Page et un compte twitter.
En quoi, selon vous, Facebook et les réseaux sociaux en général apportent de la valeur dans la rencontre ?
C’est plus addictif, plus ludique et ça permet de faire des rencontres plus authentiques. Mais c’est sur ce dernier point que les réseaux sociaux trouvent leur limite car la démarche dating est souvent plus “privée”, bien que ce soit moins présent chez les moins de 25 ans. D’où le concept Smartdate, qui vous laisse “customiser” votre profil Facebook.
Aujourd’hui, quel regard portez-vous sur la rencontre par affinité ?
L’approche “test psychologique” reste un angle marketing intéressant, mais le souci est que l’efficacité de ces fameux tests n’a pas été démontrée.
Smartdate vient d’annoncer une levée de fonds de 2 millions de dollars, quels sont vos projets pour les prochains mois ?
Ce sont des Euros, ce qui malgré les spéculations à la baisse actuelles, reste mieux pour nous. Je pars demain à Aruba pour en profiter!
Le mot de la fin ?
Smartdate!



Après avoir développé les activités françaises et belges de 